 
Newsletter postée le 15 juin 2007
Evénement rare, quelques médias français ont braqué leurs caméras et micros en direction du Congo. Pour quelle raison ?... Un é-vé-nement sportif ! Les premiers voiliers de la course de l’équateur, partie du port de Marseille le dimanche 15 avril 2007 sont en effet arrivés les 11 et 12 mai au port de Pointe-Noire...
Sensibilisation à la conservation des tortues marines
Une paillote Rénatura sur le village d’arrivée

En attendant les voiliers de la course de l’équateur, les Ponténégrins ont pu admirer les groupes de musiques et de danses traditionnelles qui avaient été rassemblés pour animer le village de l’arrivée construit pour l’occasion. Les nombreux visiteurs ont également pu enrichir leurs connaissances sur les tortues marines. Sur le village, Rénatura a en effet disposé d’une large paillote pour présenter ses panneaux d’éducation et de sensibilisation. Biologie des tortues marines, espèces présentes au Congo, menaces qui pèsent sur celles-ci. Petits et grands se sont attardés longuement sur le stand, qui était l’un des plus fréquenté de tout le village ! Des tee-shirts avaient également été imprimés pour l’occasion. Franck et Anselme, nos deux agents de sensibilisation ont ainsi pu aller au contact des nombreux visiteurs et des badauds, revêtus des couleurs de l’association.
Contacts "presse"
Opération « médias » réussie
Une aubaine que les journalistes venus pour assister à l’arrivée. D’autant plus que Karine Ndamite, membre active de Rénatura, avait été recrutée pour l’occasion dans le comité d’organisation de la course. Son aide à été précieuse pour intégrer dans le parcours découverte des journalistes un détour par les plages de Pointe Indienne (et pour obtenir une paillote sur le village, quasiment entièrement consacrée à Rénatura). C’est à la Pointe Indienne que les captures accidentelles de tortues dans les filets de pêche sont les plus nombreuses, c’est donc là que le projet de relâcher Rénatura est le plus actif.
Karine avait réussi à intercaler une libération de tortue marine en directe dans le programme chargé du petit groupe. Nous avions donc préparé notre affaire, un dossier de presse avait été rédigé spécialement pour l’occasion, et nous avions attiré les journalistes en leur promettant une libération de tortues en directe…
Le jour de la visite organisée cependant, la tension est montée d’un cran lorsque l’appel matinal de Tumbaco et Frakata, les deux agents du projet de relâché, nous apprirent qu’aucune tortue n’était en vue. Nous en étions presque à souhaiter une capture ! Le soulagement est finalement venu avec le soleil, quand vers 11 heures, Tumbaco nous a informés qu’une tortue marine avait été prise dans les filets.
Opération réussie ! Devant les caméras et les micros, Frakata et Tumbaco ont pu baguer, mesurer et laisser la tortue regagner la mer. Dans le même temps, Gaëlle et Nathalie expliquaient le principe du projet aux journalistes venus assister à ce beau spectacle (une chaîne TV marseillaise, un journaliste de Newzy, une équipe de tournage indépendante, et même une journaliste pigiste pour Paris Match !
Sauvegarde des tortues prises dans les filets 
Le programme « relâchers »
en suspens
Les pêcheurs ont profité de la présence des journalistes pour faire part de leurs préoccupations et de leur attente. Ils sont inquiets car le projet a interrompu provisoirement l’indemnisation des dégâts occasionnés par les tortues capturées sur les filets. De notre côté, nous ne savons pas quel va être l’effet de cette suspension provisoire. Le travail de conscientisation et de dialogue effectué est-il assez avancé pour que les relâchers se poursuivent sans la compensation financière. Un des visiteurs de la caravane média note cyniquement que c’est peut-être une bonne occasion de vérifier la solidité de l’action entreprise avec les communautés de pêcheurs.
Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons faire autrement, l’un de nos financeurs n’a pas renouvelé son engagement, sur lequel nous comptions pendant deux ans. Dur coups du sort ! Toute l’équipe Rénatura a donc activé ses réseaux pour trouver des fonds dans l’urgence. Nous espérons aussi que ce remue ménage médiatique aura des effets bénéfiques.
Arielle Cassim, Espace Océan 
Les tortues marines et Rénatura
sur RFI
En parallèle de la couverture médiatique de l’arrivée de la course de l’équateur, Arielle Cassim, la réalisatrice de l’émission « Espace Océan » sur RFI, a fait un beau travail d’enquête journalistique au contact des pêcheurs. Ce qui a déjà donné lieu à deux émissions, une sur le Port autonome de Pointe Noire et l’autre sur les pêcheurs béninois. Ces deux premier volets d’Espace océan consacrés au Congo ont été l’occasion d’approcher les réalités de la pêche au Congo et les problèmes de surpêche…les pêcheurs font part de leur inquiétude face à l’afflux d’armateurs chinois qui pratiquent la pêche industrielle dans leurs eaux.
Arielle Cassim apprécie également beaucoup les tortues marines et lors de chacun de ces voyages, elle va à la rencontre des projets de protection des tortues marines. Nathalie, l’une des responsables de Renatura Congo a ainsi été interviewée pour parler du projet « Tortues marines ». L'émission Espace Océan consacrée a Rénatura a été diffusée Samedi 16 juin, à 17h à Paris, 16h TU. Elle est téléchargeable pour baladodiffusion (potcast) sur le site de RFI.
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